Chlamydia, une bactérie qui se cache

Chlamydia, une bactérie qui se cacheLes Chlamydia sont un genre de bactéries parmi lesquelles se trouvent en particulier trois espèces pathogènes intéressantes qui peuvent infecter l’homme : Chlamydia trachomatis, Chlamydia pneumoniae et Chlamydia psittaci.

Dans notre précédent article, nous expliquions comment Chlamydia trachomatis peut infecter l’organisme et quelles sont les actions mises en œuvre par notre système immunitaire pour se défendre. Cependant, nous soulignions que bien souvent, celui-ci n’est pas capable de l’éliminer totalement.

Une étude intéressante du Département de Génétique Moléculaire et de Microbiologie de l’Université de Duke aux États-Unis a découvert que la bactérie possède un mécanisme qui lui permettrait d’échapper à son élimination. À ce qu’il semble, Chlamydia est capable de regrouper et de stimuler à l’intérieur de la cellule infectée la formation de « gouttelettes lipidiques » (Lipid Droplets en anglais), des petits compartiments intracellulaires utilisés pour stocker les graisses, et de s’en entourer. On pense que cette capacité à se « cacher » grâce à la matière même de la cellule permettrait à la bactérie de ne pas être reconnue comme un élément étranger et donc de ne pas déclencher l’apoptose de la cellule infectée. Ce mécanisme lui permettrait de s’installer de manière durable dans l’organisme, ce qui entraînerait des infections chroniques. Dans le même temps, on a découvert que ces gouttelettes lipidiques (GL) sont dynamiques et contiennent également des protéines qui réguleraient diverses voies métaboliques, notamment la synthèse des lipides (graisses), la circulation des organites au niveau intracellulaire et d’autres voies de signalisation. Chlamydia pourrait donc utiliser ces structures pour modifier ces processus en sa faveur.

Comment diagnostique-t-on une infection par Chlamydia ?

Ces infections sont souvent asymptomatiques. Dans d’autres cas, des symptômes apparaissent au niveau uro-génital ou respiratoire selon l’espèce responsable de l’infection. Le diagnostic peut être confirmé en réalisant une culture microbienne ou en recherchant les anticorps de Chlamydia dans le sang.

La micro-immunothérapie dans les infections par Chlamydia

La micro-immunothérapie peut jouer un rôle important dans la stratégie de traitement pour cette infection. Elle utilise des cytokines et des acides nucléiques spécifiques pour tenter d’aider le système immunitaire à détecter et à lutter contre la bactérie envahissante.

Bibliographie

Kumar Y., Cocchiaro J., Valdivia R. The Obligate Intracellular Pathogen Chlamydia trachomatis Targets Host Lipid Droplets. Cellbio, Microbio 2006, 16(16):1646-1651.

 

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