Coup de projecteur sur l’immunoglobuline A

Vous souvenez-vous des immunoglobulines et de leurs différentes classes ?

Dans cet article, nous allons évoquer l’immunoglobuline A (IgA), l’un des anticorps les plus abondants qui est aussi l’un des premiers à agir lorsqu’un pathogène est détecté.

Où la trouve-t-on ?

L’IgA se présente sous forme dimérique et on la rencontre principalement dans les sécrétions des muqueuses de notre organisme : larmes, salive, lait maternel, ainsi que dans les muqueuses gastro-intestinale, urogénitale et respiratoire. C’est pour cette raison qu’on dit qu’elle se trouve dans la première ligne de défense : les muqueuses constituent en effet la principale voie d’entrée des pathogènes dans l’organisme. Cette immunoglobuline est capable de résister à l’action destructrice des enzymes qui se trouvent dans les sécrétions et supporte facilement le pH acide de l’intestin.

On peut également la trouver en quantité plus faible dans la circulation sanguine, sous forme monomérique. Le fait de mesurer la quantité d’IgA présente dans le sang peut permettre de déterminer s’il existe ou non un déficit de cet anticorps.

Quel est son mode d’action ?

Cette immunoglobuline agit de trois manières différentes :

  1. Neutralisation : elle empêche les pathogènes de se lier aux cellules épithéliales de l’organisme, en se liant à eux et en formant ainsi des complexes stables.
  2. Opsonisation : elle marque les pathogènes et signale leur présence pour faciliter la phagocytose de ceux-ci. En se liant au pathogène pour former un complexe immun, l’IgA permet aussi de favoriser l’activation du système du complément.
  3. Déclenchement de la cascade immunitaire : l’union de l’IgA au complément entraîne l’activation en cascade des différentes protéines qui vont amplifier la réponse immunitaire.

Quels sont les problèmes liés au déficit d’IgA ?

Le déficit sélectif en IgA est l’une des immunodéficiences primaires les plus fréquentes. Il est dû à une carence totale ou partielle de cette immunoglobuline. Il s’agit en général d’un problème héréditaire, bien qu’il existe quelques cas liés à la prise de médicaments.

Il est possible d’évaluer ce déficit via l’analyse du profil protéique qui fournit des informations sur les principales protéines et peut guider le médecin au moment de décider du traitement à mettre en place.

Bibliographie :

Iáñez E. Curso de inmunología general. El sistema del complemento. Departamento de Microbiología. Universidad de Granada 2016. Accessible sur : https://www.ugr.es/~eianez/inmuno/cap_16.htm (en espagnol)

Fernandez, J. Déficit sélectif en immunoglobulines. MSD manual. Accessible sur : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/d%C3%A9ficits-immunitaires/d%C3%A9ficit-s%C3%A9lectif-en-immunoglobulines

Bioquímica inmunológica. Inmunoglobulinas estructura y función. Accessible sur : https://www.uv.es/jcastell/2_Anticuerpos.pdf (en espagnol)

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