La maladie de Crohn

La maladie de CrohnLe système immunitaire dans les muqueuses

On appelle tissu lymphoïde associé aux muqueuses (en anglais : Mucosa Associated Limphoid Tissue -MALT) des agrégats de cellules du système immunitaire situés dans les muqueuses de l’organisme et dont la principale fonction est de protéger celles-ci des attaques des agents pathogènes. Cette dénomination englobe plusieurs éléments, comme par exemple le GALT (tissu lymphoïde associé à l’intestin) et le BALT (tissu lymphoïde associé aux bronches). Ces tissus reçoivent chaque jour une énorme charge antigénique due à l’entrée d’éléments dans le corps via l’alimentation ou les voies respiratoires (détectés respectivement dans le GALT et dans le BALT) et sont capables de faire la différence entre les pathogènes invasifs, les antigènes inoffensifs provenant des aliments et les bactéries commensales (comme celles qui composent la flore intestinale). Dans cet article, nous nous intéresserons plus particulièrement au rôle du système immunitaire dans la muqueuse intestinale.

La muqueuse intestinale joue un rôle important car elle limite la réponse inflammatoire qui peut se déclencher contre la flore intestinale tout en générant une réponse immunitaire contre les micro-organismes pathogènes. Cela signifie qu’un équilibre doit s’instaurer de manière physiologique entre le système immunitaire, la flore intestinale et le tissu qui compose la muqueuse intestinale. Si l’un de ces éléments est altéré, cela peut entraîner un processus inflammatoire aigu ou chronique.

Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn est un processus inflammatoire chronique du tractus intestinal, au cours duquel le système immunitaire cesse de tolérer les bonnes bactéries intestinales (flore intestinale). Il les considère comme étrangères, ce qui déclenche une réponse non adaptée qui élimine la plupart de ces bactéries.

En temps normal, la tolérance de la flore intestinale est médiée par des cellules du système immunitaire comme les lymphocytes T régulateurs, les lymphocytes B, les cellules Natural Killer et les cellules dendritiques qui sécrètent des cytokines anti-inflammatoires comme le TGF-β et l’IL-10. Cependant, dans le cas de la maladie de Crohn, les cellules immunitaires qui produisent des cytokines pro-inflammatoires comme l’IL-12, lIL-1, l’IL-6 et le TNF-α s’activent de manière incontrôlée, ce qui déclenche une réponse inflammatoire dont l’un des effets collatéraux est la destruction de la muqueuse.

Observations

Il faut souligner que des facteurs génétiques mais aussi environnementaux comme le tabagisme, la prise de certains médicaments et l’utilisation de contraceptifs semblent augmenter le risque d’apparition de la maladie de Crohn. Par conséquent, la micro-immunothérapie, intégrée à une stratégie globale de traitement qui prend en compte ces facteurs, peut aider à soutenir le système immunitaire de manière spécifique et l’aider à faire face aux processus inflammatoires liés à la maladie.

Bibliographie

Sartor, R. B. (2006). Mechanisms of disease: pathogenesis of Crohn’s disease and ulcerative colitis. Nature clinical practice Gastroenterology & hepatology, 3(7), 390-407.

Sepúlveda, S. E., Beltrán, C. J., et al. (2008). Enfermedad inflamatoria intestinal: Una mirada inmunológica. Revista médica de Chile, 136(3), 367-375.

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