La maladie de Lyme ou borréliose

La maladie de Lyme ou borrélioseIntroduction

La maladie de Lyme est une pathologie d’origine bactérienne due à une infection par l’une des espèces du genre Borrelia, en général Borrelia Burgdorferi, d’où son autre appellation de borréliose. La maladie se transmet via la piqûre d’une tique infectée par la bactérie : la contamination a donc lieu en général dans les zones rurales et le plus souvent en été. Son incidence a augmenté ces dernières années, notamment dans la Bretagne, Franche-Comté et Normandie2.

Symptomatologie de la maladie

Les manifestations cliniques sont très variées. Juste après la piqûre, on peut constater l’apparition de symptômes pseudo-grippaux et d’un rougissement en forme de cible qui s’étend sur la zone de la piqûre, phénomène qui porte le nom d’érythème migrant. Quelques semaines ou mois plus tard, des symptômes extrêmement divers et liés à la dissémination de l’infection peuvent survenir, par exemple des troubles dermatologiques (nouveaux érythèmes), articulaires, neurologiques, cardiovasculaires, etc. Des symptômes chroniques peuvent même apparaître plusieurs années après la piqûre de la tique. Il s’agit le plus souvent de symptômes à caractère rhumatologique (par ex. arthrite chronique, notamment au niveau des genoux), neurologique avec des troubles de la mémoire ou cutané avec une atrophie au niveau du dos des mains et des genoux1,3.

La maladie de Lyme et le système immunitaire

L’étude de Tunev4 a étudié de plus près le comportement du système immunitaire face à l’infection. La bactérie est capable d’échapper à la réponse immunitaire en se concentrant dans les ganglions lymphatiques et en manipulant la réponse immunitaire des lymphocytes B en sa faveur pour se protéger et persister dans l’organisme de l’hôte.

Diagnostic et traitement

Étant donné que l’on ne remarque pas toujours la piqûre de tique ou que celle-ci peut se trouver dans un endroit difficilement visible, on pose le diagnostic en se basant sur les signes cliniques et, de manière indirecte, en ayant recours à la sérologie qui consiste à repérer la présence d’anticorps destinés à lutter contre Borrelia.

Quant au traitement, étant donné qu’il s’agit d’une maladie d’origine bactérienne, on utilise principalement des antibiotiques, en particulier lors de la phase précoce de la maladie. Par la suite, on peut utiliser d’autres traitements adaptés au type de symptômes qui peuvent apparaître (cutanés, rhumatologiques, etc.).

Dans les cas de maladie de Lyme, la micro-immunothérapie peut être utilisée pour renforcer l’immunité spécifique face aux infections. L’utilisation de substances immunomodulatrices en low doses, comme des cytokines ou des acides nucléiques spécifiques, permet à la micro-immunothérapie d’être intégrée dans n’importe quelle stratégie thérapeutique et la rend compatible avec d’autres traitements.

Bibliographie

  1. Escudero-Nieto, R. & Guerrero-Espejo, A. Enfermedades producidas por Borrelia. Enferm. Infecc. Microbiol. Clin. 23, 232–240 (2005).
  2. Boehringer Ingelheim. www.fleatickrisk.com [en ligne]. [consulté le 4 octobre 2017]. [Accès à travers: http://www.fleatickrisk.com/FR/Pages/Home.aspx].
  3. Elena, M., Meléndez, G., Taylor, C. S., César, J. & Alanís, S. Enfermedad de Lyme : actualizaciones. 84–95 (2014).
  4. Tunev, S. S. et al. Lymphoadenopathy during Lyme Borreliosis Is Caused by Spirochete Migration-Induced Specific B Cell Activation. PLoS Pathog. 7, e1002066 (2011).

Autres ressources: http://www.maladie-lyme.info/.

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