Le gluten et la maladie cœliaque

Le gluten et la maladie cœliaqueIntroduction

La maladie cœliaque est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin grêle. Elle se caractérise d’une part par une atrophie des villosités (des replis de la muqueuse ressemblant à des doigts allongés qui recouvrent l’intérieur de l’intestin grêle) et d’autre part par une hyperplasie des cryptes, c’est-à-dire une augmentation anormale de la taille des glandes de l’épithélium intestinal. Ces changements provoquent d’importants problèmes d’absorption des nutriments et une inflammation de l’intestin grêle, ce qui entraîne l’apparition de symptômes tels que des diarrhées, des vomissements, de la fatigue et une perte de poids (entre autres).

Selon certaines études, la maladie cœliaque possède une composante héréditaire non négligeable car 2 à 5% des personnes affectées ont un parent au premier degré qui souffre également de maladie cœliaque. De plus, l’analyse du Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH), responsable de la détection des antigènes et de l’activation du système immunitaire, révèle que certains marqueurs génétiques sont plus fréquents chez les personnes souffrant de maladie cœliaque que chez l’ensemble de la population.

Selon une étude publiée par le Journal Of Pediatric Gastroenterology and Nutrition en Europe et aux États-Unis, les études épidémiologiques internationales démontrent qu’environ 1% de la population souffre de maladie cœliaque et que ce chiffre a été multiplié par 5 au cours des 25 dernières années, notamment chez les enfants. La prévalence semble être plus élevée chez les femmes que chez les hommes.

Réaction du système immunitaire face au gluten

La maladie cœliaque est due à une réaction du système immunitaire au gluten que l’on trouve dans certaines céréales comme le blé, l’orge et le seigle. Le gluten est un complexe de plusieurs protéines plus petites. Le gluten du blé se compose principalement de protéines nommées gliadines et gluténines. Les gliadines contiennent la plupart des éléments toxiques pour les personnes sensibles : concrètement, elles sont majoritairement composées de glutamine et de proline, des acides aminés qui leur confèrent une grande résistance à la dégradation dans l’intestin. L’accumulation de peptides non digérés déclenche une réaction immunitaire médiée par les lymphocytes T, ce qui augmente la libération de cytokines inflammatoires comme l’interféron gamma (IFN-γ) ainsi que la perméabilité intestinale. Elle active également la production d’anticorps par les lymphocytes B. Ces anticorps peuvent être utilisés comme des marqueurs de la maladie, comme c’est le cas des anticorps antigliadine (AAG), antitransglutaminase (ATG) et anti-endomysium (AAE).

Traitement

À l’heure actuelle, le seul traitement possible de cette maladie est d’adopter une alimentation sans gluten.

D’autre part, la micro-immunothérapie peut être utilisée en complément pour aider à moduler la réponse immunitaire.

Pour en savoir plus sur cette maladie, vous pouvez consulter le site Internet de l’Association Française des Intolérants au Gluten (http://www.afdiag.fr/).

Bibliographie

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