Le cancer, une simple question de « malchance » ?

Le cancer, une simple question de « malchance » ?

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Selon une nouvelle étude publiée dans la revue « Nature » au mois de janvier, la plupart des cas de cancer sont provoqués par des facteurs externes et ne sont en aucun cas dus à la « malchance ». L’équipe de médecins du Stony Brook Cancer Center de New York qui a réalisé cette étude estime que les facteurs environnementaux et le mode de vie contribuent au développement de cette maladie dans 70 à 90% des cas (1). L’exposition aux rayons ultra-violets, le tabagisme, l’obésité et les infections virales constituent des facteurs de risque déterminants. Cette nouvelle étude relance le débat scientifique sur l’apparition du cancer.

Un autre rapport publié début 2015 dans la revue « Science » émettait l’hypothèse que deux tiers des cas de cancer pouvaient être attribués à la « malchance », c’est-à-dire à des mécanismes spécifiques à la nature de notre organisme (facteurs intrinsèques) que l’on ne peut pas éviter. Les auteurs de cette publication précisaient que la majorité des cancers étaient dus à des mutations aléatoires de l’ADN au cours du processus normal de division cellulaire (2). Cependant, l’étude publiée dans « Nature » démontre que ces facteurs intrinsèques sont impliqués dans 10% des cas seulement (1).

Réduire le risque de cancer en adoptant un mode de vie plus sain

Quoi qu’il en soit, il est certain que le cancer est dû à un ensemble de facteurs dont certains sont liés au mode de vie que nous adoptons. Bien sûr, ne pas fumer, manger sainement ou faire du sport ne suffit pas à garantir que l’on ne souffrira pas d’un cancer, mais ces habitudes contribuent tout de même à réduire de manière considérable le risque de contracter cette maladie. Chacun d’entre nous est donc responsable de sa santé.

Bibliographie

  1. Wu S. et al. Substantial contribution of extrinsic risk factors to cancer development. Nature 2016, 529(7584):43-47.
  2. Tomasetti C, Vogelstein B. Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions. Science 2015, 347(6217):78-81.
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